Survol de mon périple en 10 catégories

Les nombres
– 155 jours sur l’AT, 28 jours sur le SIA
– 2600miles (près de 4200km)
– 22,85km par jour en moyenne
– 10 jours de repos (zero days)
– 6 paires de souliers
– 14 états, 1 province, 2 pays

États favoris
Le Maine qui est le cumulatif de toutes les difficultés du sentier avec un petit côté sauvage et reculé qui lui est propre. En seconde position le Connecticut qui est le premier état ou je me sentait comme à la maison. Finalement, une mention spéciale à la Virginie où je me suis tellement accomplit, où je suis devenu un randonneur fort et indépendant.

Bigelows, Maine

État le moins aimé
New York, pour un cumul de facteurs : une météo chaude et humide, des sources d’eau douteuses, les moustiques, des montées-descentes inutiles dans des tas de roches, les moustiques, l’impossibilité d’avoir une chambre et un ravitaillement abordable, le fait que je me suis égaré quelques fois, manquer marcher sur un serpent à sonnette, avoir tombé et cassé mes bâtons de marche mais surtout parce que j’étais à bout des états sans réelles montagnes et vues spectaculaires.

Meilleures journées
Sur le sentier, jour 70 : ma première (et seule) journée marathon (+de 42km), franchir le cap mythique des 1000 miles et traverser en entier la section du “roller-coaster” – un triple accomplissement, la journée où je me suis sentit le plus fort.
En ville, jour 111 : être invité au chalet familial des ses amis randonneurs, passer du temps au lac, jouer à des jeux de société, manger autour d’une table des mets végétariens maison, écouter le son de la guitare – d’une chanson improvisée, rire et prendre du temps entre amis.

Pire journée
Jour 59 : nuit sous une pluie torrentielle, grosse montée en début de journée et l’inondation recommence subitement, j’ai des flashs de la maison comme dans un rêve éveillé, je tourne ma tête au ciel et crie à la nature “C’est tout ce que tu as?!?”, la pluie cesse et le ciel se dégage au final mais mon humeur reste sombre pour le reste de la journée, je traîne des pieds et tout semble souffrance, j’ouvre le “message d’urgence” qu’une de mes amies m’a laissée au départ, ce fut la première fois que j’ai pensé à quitter si mon humeur resterait pareille pour les prochains jours…

Moment phare
Jour 93, Descente à Delaware Water Gap : la Pensylvanie fut pour moi une bataille pour surmonter mes périostites et durant les derniers jours je fut finalement libéré de mes douleurs. En descendant dans cette dernière ville de l’état, j’ai su pour la première fois que j’avais tout pour réussir mon périple, sans savoir si j’y arriverai!

Refuge favori
Refuge du Mont Blanc sur le SIA, j’ai put observer, seul au monde, un époustouflant coucher de soleil sur les montagnes et en même temps admirer au loin les paquebots se promenant sur le fleuve.

Coucher de soleil au Mont Blanc

Plus grande difficulté
Vivre un style de vie “sans confort” pour une période de temps si longue.

Ce que j’ai appris
Je “digère” encore les leçons du sentier, mais je sais que j’ai perdu des peurs, j’ai appris la valeur de la persévérance et de la ténacité, j’ai appris à sourire sous la pluie, j’ai appris à faire confiance aux évènements et à vivre loin des distractions de l’internet!

Suite des choses
Retour au travail, promotion de la longue randonnée au Québec (sur mon blog et en vidéos), emménagement avec ma blonde et exploration de nouveaux loisirs.