Retour en sol Gaspésien

Cette année je dois dire que je suis fier de voir tous les nouveaux grands randonneurs qui arpentent le SIA. Il y vivent leurs rêves, leurs espoirs, leurs difficultés, leurs déceptions à leur manière au fil des kilomètres. Ça ne fait que quelques années que j’y ai mit les pieds et déjà l’expérience est différente, beaucoup plus sociale que ce que j’y ai vécu ou la solitude et les campings déserts étaient plutôt la norme. La crise de la COVID-19 en restreignant de façon importante les voyages à eu un effet d’accélérateur sur la popularité du sentier chez les québécois. J’espère que ça continuera dans les années à venir car l’utilisation du sentier justifie son importance dans l’offre de plein-air au Québec.

La complexité des réservations à la SEPAQ s’accentue également, je considère cela une difficulté inutile pour un long randonneur que d’être contraint à traverser le Parc à des dates précises. Trop d’imprévus existent en longue randonnée pour savoir exactement où l’on se retrouvera dans deux semaines au jour prêt, surtout avec la section difficile et éloignée de la réserve faunique de Matane juste avant d’entrer sur le territoire du Parc. Un peu de flexibilité serait appréciée, avoir des emplacements sans réservation pour les longs randonneurs sur le SIA – ils l’ont déjà offert par le passé et ils devraient continuer de le faire. Ils ne peuvent ignorer l’importance de leur section du sentier sur le parcourt du SIA.

Dans un tout autre d’idée je retournerai moi-même en Gaspésie prochainement mais cette fois en camping bien classique avec l’auto. Avec la crise actuelle mes plans de vacances ont du changer au minimum vingt fois… j’ai donc choisit ce qui était accessible cette année et je pars plus tard en saison question de pouvoir camper sans me casser la tête! En plus je ne me promène pas trop et je vais directement dans le Parc de la Gaspésie aller retourner voir les montagnes où mon coeur est resté accroché en parcourant le SIA 😉