La chienne au ventre

Un mois, un saut de puce dans l’espace temporel, dans un mois ma vie changera complètement et je devrai me bâtir de nouveaux repères. J’ai la tête qui tourne juste d’y penser, hier seulement j’étais là à rêver de ces possibles et demain je devrai les vivre.

Je suis emplit de toutes sortes d’émotions qui entrent en collision les unes avec les autres – je suis excité par mon projet mais maintenant que mon départ est si près j’ai également la chienne. Le présent, le passé, le futur semble être pris dans une gigantesque balle d’élastiques entremêlés – j’ai l’impression d’avoir déjà vécu le sentier et en même temps d’y rêver comme un certain jour d’octobre 2015. Je veux déjà y être mais en même temps je ne voudrais jamais quitter le confort de mon quotidien actuel…

Respirer, respirer, respirer (et recommencer). Je dois maintenant tout simplement accepter de vivre le chemin que j’ai tracé et de me rendre à mon point de départ sur le mont Springer en mars.

Un pas à la fois… une émotion à la fois.