100 jours après Katahdin

Si cela à prit environ un mois à mes pieds et mon corps de se remettre de ma grande randonnée j’ai l’impression que ça prendra beaucoup plus longtemps à mon âme. Ma grande année est maintenant derrière moi et même si quelques projets mijotent tranquillement, rien n’est aussi grandiose, aussi concret que ce que je viens vivre. L’année dernière à été sans précédent et de regarder mon futur qui a présentement des contours flous me donne le goût d’y rester.

Je continue d’écrire mes mémoires sur ma traversée des Appalaches et je monte présentement mes vidéos sur le SIA (j’y prend plus de plaisir que prévu!). Ça peux sembler paradoxal, mais en faisant ceci, je n’ai pas l’impression de m’accrocher dans le mode nostalgie, j’ai plus l’impression que c’est la continuité de ce que j’avais commencé. Mes vidéos sont pour moi important, je les considère comme ma contribution à ce que le SIA rayonne davantage et je les fait car j’ai ce sentier dans le coeur.

J’ai l’impression d’être dans une marge entre deux choses, la fin d’un grand projet et l’émergence de plusieurs nouvelles choses sans savoir ce qui polarisera totalement mon attention. Je suis en dormance, en plein milieu de mon hiver, je me questionne sur mon avenir, j’ai besoin de temps et d’espace avant de revenir avec de nouveaux projets. Je vous dit donc à plus tard!

Note : Si le retour à la civilisation s’est bien passé le retour au travail fut mon véritable choc culturel. Mes deux premiers mois ont étés difficiles – avoir un horaire et des objectifs que tu ne contrôle pas fut un changement radical versus ma liberté précédente. Disons que le congé des fêtes a été plus que le bienvenu pour me ressourcer. J’ai maintenant le goût d’y retourner et j’y vois maintenant plein de possibilités d’accomplir de nouvelles choses, donc c’est bon signe!